Ma correspondante intime VINVELLA sachant que j'aime les violettes et la poésie m'a envoyé ce poème et je ne résiste pas au plaisir de vous le
présenter, tellement, je suis émue et ravie de l'avoir reçu :
Langage des fleurs
Discrète dentelle ancienne sur un revers de drap et parfum timide...

Mais si envoûtant de petites violettes fraichement cueillies

Fleur de modestie
Fleur du poête
Fleur des amours discrètes...

vinvella
Si vous voulez en savoir plus sur VINVELLA, cliquez-là :
http://blog.aufeminin.com/blog/seedate_285804/2008/03/19/Au-fil-du-Temps
Du coup, cela m'a donné envie de vous faire connaître l'histoire de la VIOLETTE DE TOULOUSE :

Dans le SUD-OUEST, plus précisémment à TOULOUSE et dans ses environs, les violettes fleurissent les jardins en ce moment, alors en
voici quelques-unes cueillies dans mon jardin dont je vais vous conter l'histoire :

La légende dit que ce serait un soldat Toulousain, de retour d’Italie, qui aurait rapporté des plants de violettes de Parme et
aurait ainsi initié la culture de ces fleurs dans sa région natale.
Cette culture se développe très vite et dès 1845, on repère des traces de culture de violettes de Parme (aussi appelées violettes napolitaines ou violettes de Constantinople) au nord de Toulouse,
à Saint-Jory.
En 1907, ce sont 400 exploitants qui se consacrent pleinement à cette culture. Cela représente alors une étendue de 20 hectares et une production de 600 000 bouquets par an !
Les producteurs vendaient leur production sur le marché aux violettes des Jacobins et dans les rues du centre-ville de TOULOUSE.
Une coopérative est créée en 1908. La violette de Toulouse a ses heures de gloire durant la première moitié du 20ème siècle.. Elle est exportée dans toute l'europe et jusqu'en Russie. Cette culture
occupe alors 600 producteurs sur une vingtaine d'hectares. L’apogée de la production se situe dans les années 1950. Des bals, l’élection annuelle de Miss Violette et la remise de bouquets
aux personnalités vont mettre la violette de Toulouse à l’honneur.
Mais, la culture de la violette connaît une crise qui finit par tuer la plupart des producteurs.
L'hiver de 1956, très rigoureux, provoque de nombreuses pertes. L’hiver rude gèle la quasi totalité des plants de violette. L’abandon progressif de cette
culture pénible en pleine terre et la concurrence d’autres plantes fleuries, sous serres, en hiver vont entraîner la presque disparition de la violette de Toulouse. En 1980, on compte alors
trois producteurs. La coopérative disparaît en 1983 et seuls quelques producteurs subsistent. En 1985, un ingénieur agronome décide de relancer la culture de la violette à Toulouse pour éviter l'extinction de l'espèce. Un conservatoire des plantes est mis en place pour sa
sauvegarde. En 1992, la culture in vitro de la violette est possible et permet de
produire les plants de violette exploités aujourd'hui par une dizaine de producteurs.
En 2005, moins de 5 producteurs proposent la violette de TOULOUSE en pots et en bouquets. En 2006, la Maison de la Violette décide de
mettre en place une filière pour la Violette de Toulouse pour augmenter la production et satisfaire ses besoins en matières premières. Un Comité Technique et Scientifique est installé.
Et la VIOLETTE DE TOULOUSE renaît !
TOULOUSE célèbre la VIOLETTE sous différentes formes :
On peut la déguster sous forme de bonbons :
Dès le Moyen Age, on confit déjà des fruits et des fleurs. Et la violette sert notamment à préparer du "sucre violat" et du "sirop de
violette" qu’on emploie à des fins médicinales, par exemple pour adoucir la voix. Il faut dire qu’à l’époque, le sucre est une denrée rare, presque exclusivement réservée aux apothicaires, qui
plus est, méridionaux !
Au XVIIe siècle, on trouve des recettes codifiées de violettes confites en marmelade ou candies. Ainsi un certain Massialot décrit scrupuleusement, dans son ouvrage le Confiturier Royal, comment
confire les violettes au sucre.
D’une manière générale, les violettes sont tellement à la mode à l’époque et leur commerce est si florissant que les marchandes de violettes furent taxées pendant la Révolution ! Puis, la
violette devient... impériale, s’opposant alors au lys royal !
C’est à la fin du XIXe siècle, qu’un certain Monsieur Viol, Toulousain, a l’idée de cristalliser les fleurs de violette pour en faire des bonbons, comme avec les grains de mimosa ou les roses du
Bengale. Cette idée lui vaut un certain succès. Et, en 1879 à Toulouse, un certain Bonnel fait lui aussi sa réputation grâce à ses violettes en sucre.
Mais il faut tout de même attendre le XIXème siècle pour que cette confiserie prenne l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui et devienne une spécialité de la fameuse ville
rose.
On peut la boire sous forme de liqueur :

En 1950, la distillerie Benoît SERRES crée la LIQUEUR DE VIOLETTES !
On peut se parfumer à la violette :
C'est la maison Berdoues ® qui immortalise, en 1936, le parfum de violette en créant "La Violette de Toulouse", une eau de
toilette à base d'essence de violettes associée à des huiles essentielles d'iris, de jasmin, d'héliotrope et de carotte !
Voilà, maintenant, vous connaissez l'histoire de la VIOLETTE DE TOULOUSE !
Prochainement, je vous montrerais ma toute petite collection d'objets sur le thème de la violette que je me constitue au coup de coeur !
à bientôt....
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